Sunday, 15 March 2009

Mémoires MONO(phoniques) 2° partie

L ' ésprit moteur et catalyseur de cette époque dorée de belles chansons aux messages éternels devait résider dans la recherche pleine et fidèle du son. La technologie disponible de l' époque, souvent insuffisante ou du moins le croyait-on, a reproduit et légué à la postérité l' exacte dimension du phénomène grâce à la sublime professionalité de ces sound engineers. Le livre The Beatles Recording Sessions, The Official Story of the Abbey Road Years de Mark Lewisohn nous en donne un aperçu intéressant.

Depuis une bonne dizaine d' années, des techniciens passionnés enquêtent sans relâche pour tenter de retrouver le secret de ces alchimies sonores et savoir quel a été le matériel utilisé pour la création du son des Mythes Absolus. Pour cela, les seuls tuyaux fiables ne peuvent s' obtenir qu' auprés des super producteurs et techniciens de cette époque, anglais évidemment. Avec l' évolution et l' invasion de la technologie numérique, d' innombrables informations techniques essentielles de l' ère analogique se sont perdues.

Cette petite entrée en matière sert de préambule à une récente et grande satisfaction: mes tous nouveaux monitors actifs nearfiled KRK Rokit5 G2. Un plaisir d' écoute absolument retrouvé! Aprés de longues années d' écoute professionnelle obligée aux tristes Yamaha NS10, quelque peu ponctuées de Genelec et d'autres marques moins prestigieuses, j' ai finalement retrouvé devant cette sinueuse mais élégante paire de monitors de 70 watts, toutes les qualités sonores qui ont nourri mon enfance de mélomane acharné.

Pour étudier la nouvelle situation d' écoute de mon home studio, j' ai piloté mon analyse par des choix musicaux bien précis, redessinant grosso modo l' évolution historique de la production musicale dans son ensemble, partant des années '60 jusqu'au plus récents albums de la scène british avec quelques petites distractions de l' époque fusion des années '80 et '90.
Aahhh! Que n'ai-je pas entendu?!?! ou plutôt redécouvert?!?! J' ai vraiment eu la joie immense de régénerer ma perception auriculaire. Je cherchais une écoute neutre mais avec caractère, linéaire mais clairement perceptible dans ses moindres détails. J'ai eu tout cela et plus encore, dans un diagramme de fréquences impeccablement bien équilibré de 48 Hz à 20 kHz. Mais c'est en constatant de visu l'abîme impressionant existant entre les productions discographiques des années 60 et 70 et celles de ces plus recentes années que j' ai le plus amplement joui de ma nouvelle situation. Avec des nearfield de cet acabit, une oreille moyennement éduquée, démolie par tous les formats audios actuels, peut facilement se rendre compte de cet état des choses.

Les meilleures productions d' aujourd'hui sont grandement inférieures en qualité, aux productions de l' illuminisme de la Swinging London, de l' ére psychédélique et du pop rock. D' où la recherche forcenée d'investigation, de récupération et de réedition tous azimuts.

Mais... les résultats ne sont pas encore là!




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